Peu de personnes ont déjà eu le temps de réfléchir à cette question. La réponse à la question du titre va assurément vous étonner et vous interpeller. Commençons par regarder le contexte de Luc 23.39-43 pour bien comprendre.
Contexte du passage biblique à l’étude
Le passage de Luc 23.39-43 est relatif à la crucifixion de deux brigands aux côtés de Jésus. Jean lève le voile sur la position de ces deux brigands : « … et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu » (Jean 19.18). Dans leur conversation, ces brigands révèlent des conditions nécessaires pour aller au paradis. Bien auparavant, rappelez-vous que ces deux étaient des malfaiteurs (Luc 23.39), ayant commis des crimes (v.41). Tous les deux ont eu à insulter Jésus. À ce propos, Mathieu 27.44 dit : « Les brigands, crucifiés avec lui, l’insultaient de la même manière ». Au fil de la conversation, Luc nous apprend que l’un va changer d’avis sur Jésus. Pour quelle raison ? On ne le sait pas précisément.
« Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. »
En lisant les versets 33 à 38 de Luc 23, on apprend au verset 34 cette phrase de Jésus, la toute première qu’il ait prononcée à la croix sur les sept paroles : « Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » À mon humble avis, c’est cette phrase qui a fait changer d’avis le malfaiteur repenti. En effet, il a vu la manière dont les gens se sont partagé les vêtements de Jésus (v.34). Il a entendu la façon dont les magistrats se moquaient de Jésus : « Le peuple se tenait là, et regardait. Les magistrats se moquaient de Jésus, disant : Il a sauvé les autres ; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ, l’élu de Dieu ! ». Il a regardé même des soldats qui se moquaient de Jésus : « Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant et lui présentant du vinaigre, ils disaient : Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! ». (v.36-37). Pire encore, il a entendu son compagnon de crimes se donnait à cœur joie en injuriant Jésus : « L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous ! » (Luc 23.39).
Quand ce brigand a considéré tout cela, il a compris qu’il avait en face de lui un homme différent et innocent qui ne s’est jamais défendu.
En apprenant à considérer Jésus, on ne peut que se rendre compte de son amour pour les hommes. Amen !