Nombreuses sont les prédications portant sur l’arrestation de Jésus, mais peu sont celles qui abordent la question de son ensevelissement. Dans cet article, vous découvrirez la manière dont les juifs enterraient leur mort ainsi que le risque pris par deux personnages pour aller demander l’autorisation de récupérer le corps du Christ pour l’ensevelir. Puis-je vous demander une faveur ? Vous avez dit oui ? D’accord, juste partager cet article dans votre réseau. À présent, regardons ensemble au contexte général.
CONTEXTE GÉNÉRAL
Cela fait quelques heures que Jésus a rendu l’âme. Dans la foulée, la ville de Jérusalem a été plongée dans le noir durant 3 heures (Mathieu 27.45.) Cela vous rappelle quelque chose ? Bien sûr que oui : l’une de plaies d’Égypte mentionnée dans Exode 10.22, en signe de punition contre la rébellion de Pharaon. Plus tard, les ténèbres seront désignées comme un signe de jugement de Dieu de la fin des temps (Esaïe 13.10 ; Ezéchiel 30.3, 18 ; Joel 2.2, 10 ; 3.4 ; 4.15 ; Amos 5.18 ; Zacharie 14.6). Revenons à notre récit de la mort de Jésus. Bientôt la nuit va tomber sur la ville. Or, le corps de Jésus est encore suspendu sur le bois de calvaire. Le temps presse, et il faut l’ensevelir, car les festivités de la fête de Pâque vont bientôt commencer. Cependant, demander le corps d’une personne qui a été condamnée par peine capitale n’était pas une chose évidente.
DEMANDER LE CORPS DE JÉSUS, VOILÀ TOUT L’ENJEU
En effet, les Romains laissaient généralement les corps des personnes crucifiées sur la croix jusqu’à ce que les rapaces viennent les dévorer. Cependant, dit Alfred Kuen (2002), par égard pour la Loi (Deutéronome 21.22-23), ils faisaient une exception pour les Juifs. Ces derniers avaient la possibilité d’enterrer les morts sur le lieu du supplice. Par ailleurs, si les demandes de la parenté d’obtenir le corps du condamné pouvaient être accordées, elles ne l’étaient pas pour ceux qui avaient été condamnés pour trahison (comme c’était le cas pour Jésus), à moins d’avoir un avocat influent.
DEUX PERSONNAGES OSÈRENT DEMANDER LE CORPS DE JÉSUS
C’est dans ces circonstances que Marc mentionne l’entrée en scène d’un personnage, à savoir Joseph d’Arimathée. Membre du Sanhedrin, la plus haute tribunal religieuse et juridique juive, il jouissait d’une grande réputation. Marc le qualifie même de conseiller de distinction qui attendait aussi le Royaume de Dieu (Marc 15.42-43). De son côté, Jean dit qu’il était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs. Il osa (ça prenait beaucoup de courage vu les circonstances) se présenter à Pilate pour demander le corps de Jésus. Jean mentionne également que Nicodème était aussi avec Joseph d’Arimathée (Jean 19.39) lorsqu’ils osèrent aller demander l’autorisation à Pilate d’enterrer le corps de Jésus. Selon la Loi, ils n’étaient pas permis de le faire. Contre toute attente, Pilate accéda à leur demande. Jean donne les détails de ce qui s’est passé par la suite au chapitre 19 et aux versets 39-42 : « Nicodème vint également. C’était lui qui, auparavant, était allé trouver Jésus de nuit. Il apporta environ trente kilogrammes d’un mélange de *myrrhe et d’aloès. Tous deux prirent donc le corps de Jésus et l’enveloppèrent de linges funéraires en y mettant des aromates, selon les usages funéraires des Juifs. Non loin de l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin dans lequel se trouvait un tombeau neuf où personne n’avait encore été enseveli. Comme c’était, pour les Juifs, le soir de la préparation du *sabbat, ils déposèrent Jésus dans cette tombe parce qu’elle était toute proche. ».
Avez-vous bien lu les myrrhes et les aloès ? Tout à fait ! C’était des substances rares et précieuses. Joseph d’Arimathée et Nicodème les ont utilisés en abondance, soit 100 livres ou l’équivalent de 50 kg pour embaumer le corps de Jésus. Vous vous demandez pourquoi ? Eh bien, parce que ces substances étaient très collantes et participaient à la conservation du corps. Ces deux disciples de Jésus ne se sont pas arrêtés là. Ils prirent un drap blanc dans lequel ils enveloppèrent Jésus. Quel courage ! (Mathieu 27.59). Par ailleurs, Joseph d’Arimathée mit la main à la poche pour donner le meilleur enterrement qui soit à celui qu’il considérait comme son maître. Mathieu 27.59-60, dit : « Joseph prit donc le corps, l’enroula dans un drap de lin pur et le déposa dans le tombeau tout neuf qu’il s’était fait tailler pour lui-même dans le roc… ». À ce propos, il est intéressant de savoir que les sépulcres juifs étaient très étroits, car ils avaient 1 mètre d’entrée, haute d’environ 4 à 5 pieds, un bon mètre, pour ainsi dire. Pour y entrer, il fallait maigre ou vraiment s’y abaisser. C’est pour cela que Jean 20.5 rapporte : « En se penchant, il vit les linges funéraires par terre, mais il n’entra pas. ». Voilà globalement la manière dont se passa l’ensevelissement de Jésus.
LE PROCHAIN ARTICLE SERA ENCORE INTÉRESSANT
Toujours est-il que les chefs religieux n’ont pas cru que c’en était fini avec Jésus. À preuve, ils vont se réunir pour prendre une série des mesures afin d’empêcher sa résurrection. C’est ce dont il sera question dans le prochain article.
Dites-moi, êtes-vous déjà né de nouveau ? Non ? Ce n’est pas vrai. Je vous invite à relever un défi: Décidez de confier votre présent incertain à Jésus le Ressuscité, et vos lendemains seront certains et meilleurs !
Emmanuel Kambi, pasteur-enseignant et président de Kambi Ministries